lundi 22 août 2016

Harry Potter and the Cursed Child

Pièce de théâtre, Harry Potter and the Cursed Child devrait avant tous s'apprécier en représentation. N'ayant, comme beaucoup, pas les moyens en ce moment d'aller à Londres pour voir la pièce, je me suis rabattu sur sa version écrite.
 
Avant d'en parler une remarque : si j'ai apprécié, dans son ensemble, la série d'Harry Potter, je n'ai pas grandi avec elle et je l'ai découverte la vingtaine passée, je ne ressens donc pas une nostalgie particulière pour le petit sorcier.
 
Petit sorcier qui a d'ailleurs bien grandi puisque il a la fin trentaine / début quarantaine dans la pièce (qui se déroule sur plusieurs années). Elle suit les années d'étude à Hogwarts de son second fils, Albus-Severus, et de son meilleurs ami Scorpius Malfoy, les deux étant des Slytherins (ce qui ne manque pas de faire jaser).
 
L'intrigue tourne autour d'un retourne-temps assez puisant pour permettre de remonter des années en arrière et sur la possibilité pour Albus et Scorpius de sauver Cédric Digory. Evidement les tentatives ne vont pas aller sans provoquer des changements radicaux à leur présent et mettre en danger toutes les luttes de la génération précédente.
 
Au delà de l'intrigue principal (un peu "casse-gueule", comme souvent avec le voyage dans le temps), Harry Potter and the Cursed Child est avant tous une manière de faire entrer Harry Potter dans l'âge adulte et lui donner l'occasion de faire la paix avec son passé.
 
En effet, on voit le sorcier  revisiter son enfance et adolescence au travers des difficultés qu'il rencontre avec ses enfants (et de manière plus littérale avec les voyages dans le temps d'Albus et Scorpius). Les choix qui lui ont été notamment imposé, par Voldemort mais aussi Dumbledort, sont au centre du comportement hiératique (et de la crise de la quarantaine) qui frappe Harry.
 
Au final une pièce sympathique pour ses thématiques, à l'intrigue un peu bancale et qui mérite sans doute d'être vécue dans sa dimension première d'œuvre théâtrale.

jeudi 18 août 2016

Les Terres de l'Est

Le second tome de la série des Récit du Demi-Loup (après Véridienne), Les Terres de l'Est est bien supérieur au premier tome (qui était déjà bon).
Si dans Véridienne Chloé Chevalier brossait l'enfance et l'entrée dans l'âge adulte de la princesse de Véridienne, de sa cousine seigneur des Eponas et de leurs trois suivantes, dans Les Terres de l'Est elle poursuit son récit en lançant ses personnages les uns contre les autres et en étendant leur univers (confiné au château dans le premier tome).
Une des suivantes vit dans la pauvreté avec le prince de Véridienne, tous deux ont été exilé, les Eponas sont quasiment devenu un royaume indépendant sous la férule de leur seigneure et de sa suivante, pendant qu'à Véridienne des changements s'annoncent alors que la princesse gagne en pouvoir. Le Royaume voit également l'épidémie de la Preste Mort ramenée de l'Empire de l'Est s'étendre peu.
Depuis cette situation initiale, le récit, formé des journaux intimes et lettres des différents protagonistes, se déploie sur plusieurs années en montrant à la fois l'évolution de Véridienne et des Eponas, mais aussi les voyages des exilés qui préparent une vengeance au long court. Le lecteur découvre donc d'avantage le vaste monde et le passé du prince. Le tout se mêlant pour former un récit qui prend de plus en plus d'ampleur au fils des pages.
Arrivé au terme de ce second tome, je n'attend qu'une chose : le troisième !

mercredi 17 août 2016

American Gods

Déjà lu, en français, il y a plusieurs années en arrière, l'arrivée prochaine d'une série TV l'adaptant m'a semblé une bonne raison pour relire, en anglais cette fois ci, American Gods de Neil Gaiman.
 
Le pitch de base est simple : Ombre sort de prison après plusieurs années le lendemains de la mort de sa femme et de son meilleur ami alors qu'elle lui faisait une fellation. Ne sachant bien que faire, il accepte la proposition de Voyageur, un mystérieux individu, qui veut l'engager comme homme à tout faire.
 
Débute alors pour Ombre un voyage au quatre coins des États-Unis qui vont lui faire comprendre que son employeur n'est pas vraiment humain et va le mettre au centre d'un conflit entre les Dieux à moitiés oubliés des différents peuples qui sont venus en Amérique et les nouveaux Dieux du monde moderne (Argent, TV, Technologie, etc.).
 
Durant ce voyage, Ombre va également évoluer pour devenir quelqu'un, quelque chose d'autre. Le tout en essayant de survivre et de comprendre.
 
American Gods est un gros roman fascinant qui explore les croyances humaines, "l'âme américaine" (US) et le devenir des nos mythes et légendes. Je place à côté des romans de De Lint, par exemple, qui traitent, d'une autre façon, des mêmes thématiques.

lundi 1 août 2016

Le Chant des Épines

Premier tome d'une nouvelle série de Fantasy d'Adrien Tomas, Le Royaume Rêvé - Le Chant des Épines se présente au premier abord comme un roman de Fantasy classique : quatre royaumes aux particularités marqués dans le Nord, une prophétie un peu obscure et peu connue, Vermine une jeune femme sauvagone au pouvoir magique mystérieux (Ténèbres, un pouvoir qui lui parle), un royaume qui cherche à unifier les autres en éduquant les héritiers des royaumes (les Épines du titre), une menace à combattre....

A la lecture, Le Chant des Épines est une Fantasy très bien écrite et agréable à lire qui pose un univers assez intriguant derrière le vernis de Fantasy classique : les royaumes ont été fondé il y a une centaine d'année par les anciens esclaves des elfes qui se sont rebellés et libérés du joug de leur maître, des êtres très puissants et invisibles au yeux du monde (et dont la magie serait peut-être bien de la technologie), un inventeur nain dont le golem ressemble plus à un robot qu'à une création magie, des immortels qui semblent bien tirer les ficelles en coulisse.

Tous ces éléments ce mélange pour former un récit intriguant à mi-chemin entre la Fantasy et la science-fiction. Si l'histoire de ce premier tome est sympathique, c'est surtout les possibilités ouvertes par cette mise en place qui m'intrigue. J'ai hâte de pouvoir lire le tome suivant pour en savoir plus.

mercredi 20 juillet 2016

The Nightmare Stacks

Après avoir pasticher différents types de romans policier/thriler par sa série de La Laverie (le petit nom de l'agence secrète britannique chargée de la défense du royaume contre les invasions d'horreurs non-euclidienne et autres dangers d'origine "magique"), Charles Stross a décidé de centrée ses nouvelles sur des archétypes fort de la culture populaire. Ainsi, après les "cultistes", les vampires et les super-héros, The Nightmare Stacks s'attaque à l'invasion du Royaume Unis par une race extraterrestre (aka Case Nightmare Red) : les Elfes, enfin une version des elfes sous les traits de ce qu'il reste d'un Empire guerrier, basé sur la magie, la volonté du plus fort et un ensemble complexe d'obligation magique.
 
L'invasion est prévu près de la ville de Leeds où la Laverie est sur le point de déménager une partie de ses bases opérationnels et de commandement. Le lecteur suit ainsi une des nouvelles recrue de la Laverie, Alex Schwartz un mathématicien devenu vampire (faisant potentiellement de lui un puissant thaumaturge car immunisé au syndrome de dégénérescence cérébrale provoqué par la pratique de la magie) qui doit analyser les lignes leys de la ville afin de préparer la venue de La Laverie.
 
Originaire de Leeds, Alex va devoir gérer sa famille (la scène du diner de famille est d'anthologie), son manque d'expérience avec les femmes, son vampirisme, son travail, une petite amie qui est bien plus qu'elle ne parait être, et une invasion.
 
The Nightmare Stacks est un bon volume, qui digresse parfois un petit peu, mais qui a un bon rythme, une intrigue intéressante, des Elfes fascinants et qui fait évoluer, de manière violente, une fois de plus l'univers de La Laverie. Je suis curieux de lire la suite et de voir ce que Stross réserve au lecteur.

vendredi 15 juillet 2016

Hier je vous donnerai de mes nouvelles

Proposant une quinzaine de nouvelles, dont quelques inédits, Hier je vous donnerai de mes nouvelles est le troisième recueil de nouvelles de Pierre Bordage. Le lecteur retrouvera ici les thèmes cher à Bordage : l'élévation de l'humanité, son futur, les changements dans les sociétés et les gens apportés apportées par les catastrophes (guerres, changements climatiques, etc.).

Dans l'ensemble les différents textes du recueil sont bien écrits et agréables à lire, ceci je trouve que Bordage est meilleurs sur des textes plus longs et dans l'ensemble les nouvelles présentées ici ne resteront pas dans ma mémoire.

A part quelques exceptions (il en faut toujours) :

  • La nouvelle qui donne le titre à ce recueil "Hier je vous donnerai de mes nouvelles", une histoire de voyage dans le temps très classique dans sa trame, mais très efficace
  • Deux nouvelles qui se répondent se déroulant dans notre futur alors que des hordes de réfugiés fuient l'Amérique du Nord en direction d'une forteresse Europe protégeant ses frontières de "l'invasion". Deux textes très humains avec une petite touche de fantastique qui me donnent envie d'en lire d'avantage. 

mercredi 13 juillet 2016

Un tremplin pour l'Utopie

Issus d'un concours de nouvelles lancé par les Indes de l'Imaginaire, le recueil Un tremplin pour l'Utopie fait partie d'une promotion "deux hélios achetés, le recueil offert". Proposant huit nouvelles, dont six sont le fait d'auteurs jamais publiés auparavant, le recueil est de très bonne facture et les nouvelles sont agréables à lire.
 
Oscillant entre uchronie, futurs technologiques (sur Terre ou ailleurs) ou expérience historique, les huit nouvelles furent une très bonne surprise. Le seul bémol, mais que j'avais déjà au lancement du concours de nouvelle, est la difficulté de proposer une Utopie qui ne louche pas fortement sur la Dystopie, je suis néanmoins surpris de voir que certains auteurs ont su relevé le défis.
 
Le sommaire :
  • "Les anges tièdes" d'Estelle Faye
  • "Destinée d’une nation" de A.D.B.
  • "Les premiers jours de mai" de David Chambost
  • "Anémocratie" de Vincent Gaufreteau
  • "Le jour où Dieu m’a vue nue" d'Ariel Holzl
  • "Murmures lointains" d'Aurélia Léon
  • "Le moins pire des mondes" de Bruno Pochesci
  • "Nulle part, tout le temps" de Christian Chavassieux