dimanche 10 janvier 2016

Nous allons tous très bien, merci

A force de voir pas mal de blogueurs lire Nous allons tous très bien, merci de Daryl Gregory, j'ai décidé de m'y attaquer également, en version original (c'est-à-dire en anglais).

Bien m'en a pris car j'ai découvert un court roman assez glaçant où le fantastique est quelques choses à la fois de fascinant et de dangereux et où les héros sont surtout des survivants fortement traumatisés.

Nous allons tous très bien, merci débute comme un roman de mystère psychologie : La psychothérapeute Jan Sayer réunit plus survivants pour un groupe de parole. Chaque personne, dont le roman adopte le point de vue, en changeant régulièrement, fait donc la connaissance des autres membres du groupe : Harrison, le chasseur de monstres, qui a été le héro d'une série de romans supposément basés sur des faits réels., Stan, le vielle homme en chaise roulante seul survivant d'un groupe de jeunes victime d'une famille de cannibales, Barbara dont les os ont été sculptés par un malade mentale, Martin un jeune homme qui ne quitte jamais ses lunettes de réalités virtuelles qui lui montre la face obscure de notre réalité, et Greta la jeune femme entièrement scarifiée.

Ce qui commence comme un groupe de thérapie où le lecteur ne sait pas vraiment si les patients sont sains d'esprit ou perdus dans leurs délires, se transforme peu à peu, à mesure que les histoires de chacun se dévoilent, en une vision sombre de notre monde où les créatures de l'autre côté du voile ne sont jamais loins.

 Nous allons tous très bien, merci c'est un peu la cabane dans les bois : un roman qui utilise les codes du fantastiques/horreurs pour mener son lecteur. C'est aussi un roman qui pose la question de l'après. Chacun des personnages du groupe de soutient est le survivant d'une histoire fantastique, le roman cherche à savoir ce que ceux-ci deviennent une fois le mot "fin". Changés, traumatisés ils sont à la fois des victimes qui ne savent plus vivre normalement et les seuls témoins de l'horreur qui rôde au porte de la rationalité.

Un roman puissant qui m'a pris au tripe et au cerveau.

3 commentaires:

Sandrine a dit…

En beaucoup moins drôle que "La cabane dans les bois" !

Cédric Jeanneret a dit…

ça c'est sur ! ;)

Vert a dit…

Il commence à me faire bien envie aussi ce roman ^^.